V. ARCHÉOLOGIE, FOUILLES

Ordre

  1. *. Mélanges à la mémoire du Père Anselme Dimier, présentés par Benoît Chauvin, t. III, Architecture cistercienne, articles nos 198 à 240, vol. 5, Ordre, Fouilles, vol. 6, Abbayes, Pupillin, 1982, 804 p., ill.

Commentaire, → section VI.

  1. "Congrès Anselme Dimier, Abbaye de Noirlac. Fouilles cisterciennes européennes, bilans nationaux",
    Religion and Belief in Medieval Europe. Papers of the ‘Medieval Europe Brugge 1997’ Conference, vol. 4, Zellik, 1997, p. 267-270.

Présentation générale de ce congrès et de ses Actes (→ no 154) trop longtemps attendus.

  1. *. Actes du Congrès Anselme Dimier, Abbaye de Noirlac. Fouilles cisterciennes européennes, bilans nationaux, t. I, France, Pupillin, 2000, 416 p., ill.

Conception, coordination et édition de cet ouvrage en deux parties. Onze études monographiques de divers auteurs offrent d’abord un bilan archéologique des sites de Beaupré-sur-la-Lys, Clairlieu, Fontmorigny, Maubuisson, Noirlac et sur les aménagements hydrauliques de Vauclair ; des articles ou notes rapportent les sondages pratiqués sur les emplacements de l’église de Cherlieu, le site de Coyroux, le lavabo de Fontenay, le réfectoire de Reigny, le chapitre et la sacristie du Val. Table des matières détaillée à lire sur ce site sous la rubrique Livres. L’autre moitié de l’ouvrage offre une bibliographie nationale (→ no 157).

  1. "Bibliographie archéologique cistercienne française",
    Actes du Congrès Anselme Dimier, Abbaye de Noirlac. Fouilles cisterciennes européennes, bilans nationaux, t. I, France, Pupillin, 2000, art. no 12, p. 217-414.

Corpus de 2500 références commentées des travaux publiés ou inédits ayant trait à l’archéologie du bâti et du sous-sol jusqu’en 1996 inclus portant sur 320 sites cisterciens français, y compris certaines granges et relais urbains. Index. Instrument de travail.

  1. *. Abbayes cisterciennes,
    Dossiers d’archéologie, juil.-août 2010, no 340, 96 p. ill.

Direction de ce magazine livrant douze reportages sous diverses plumes sur les récentes investigations archéologiques conduites à Auberive, Aulps, Balerne, Chaalis, Cherlieu, La Cour-Dieu, Grandselve, Marquette, Mègemont, Molaise, Mortemer et Vauluisant.

 

Abbayes

  1. *. "Les plans de l’église et de l’abbaye de Balerne révélés par la sécheresse de 1976",
    Mélanges… Anselme Dimier, art. no 210, t. III, vol. 5, Pupillin, 1982, p. 265-290, ill.

Une comparaison d’un plan des lieux réguliers établi en 1718 et des traces de substructions révélées par la sécheresse a apporté de nouvelles informations sur le bâti presque entièrement disparu du monastère. Sa petite église originelle possédait un plan bernardin à trois nefs de quatre et non sept travées comme cela a été proposé, pour une longueur totale à peine supérieure à 40 m ; un voûtement sur berceau central, contrebuté par des berceaux latéraux perpendiculaires est vraisemblable ; incendiée en 1755, elle ne fut pas reconstruite. Les autres bâtiments s’organisaient selon le plan cistercien ordinaire autour d’un cloître presque carré d’environ 28 m de côté. Au début du XVIIIe s., une reprise générale leur donna un aspect classique ; la seule partie médiévale conservée fut le rez-de-chaussée de l’aile est, avec sacristie et chapitre. Quelques renseignements ont été recueillis sur l’aile des convers transformée vers le XVe s., le premier logis abbatial édifié dans le prolongement oriental de l’aile méridionale et la seconde campagne de reprise postérieure à l’incendie. Relevé de vestiges lapidaires. Linéaire de l’échelle du plan p. 278 à doubler.

  1. *. "Eau et hydraulique à l’abbaye de Beaupré-sur-la-Lys (XIIIe-XXe s.)",
    Les chemins de l’eau, Les réseaux hydrauliques des abbayes cisterciennes du nord de la France et de la Wallonie, Amay, 2004, p. 17-28, ill.

Points sur le rôle de l’eau dans le transfert de la communauté sur le site de Beaupré, l’aménagement du monastère et le quotidien des religieuses. Regeste des documents écrits et illustrés.

  1. *. "Autour de la pierre tombale de Chrétienne, abbesse de Beaupré-sur-la-Lys (1460-1503)",
    - Autrefois, [Revue du Cercle historique d’Aubers-en-Weppes], mars 1998, no 49, p. 18-23, ill.
    - Cîteaux, Commentarii Cistercienses, 1998, t. XLIX, p. 175-190, ill.

Commentaire, → section VI.

  1. *. "Le cellier et la cuverie du clos de Vougeot (Côte-d’Or). Les apports de la dendrochronologie (XIIe-XVIIIe s.)",
    Revue archéologique de l’Est, 2006, t. LV, p. 257-278, ill.

Conduite en vue d’une nouvelle monographie, une interrogation des bois a livré des résultats qui renouvellent profondément la connaissance de ce prestigieux monument. Le cellier a été édifié entre 1160 et 1190, quand l’abbaye de Cîteaux s’est lancée dans une viticulture ouvertement commerciale. La reprise de son plafond intérieur et la surélévation du bâtiment (pignons, charpente, toiture) ne datent que de 1698. La cuverie a été bâtie en 1477, deux de ses pressoirs construits en 1478 et 1489, traduisant ainsi la reprise généralement constatée après la guerre de Cent ans ; les deux autres sont du XVIIIe s.

  1. "Etudes d’histoire et d’archéologie cisterciennes. [II] Datations dendrochronologiques au clos de Vougeot",
    Bulletin [du] Centre d’études médiévales [d]’Auxerre, 2006, t. X, p. 144-153, ill.

Présentation des méthodes suivies et les résultats obtenus lors l’enquête précédente (→ no 182).

  1. "Les pressoirs dévoilent enfin leurs secrets",
    Tastevin en main, 1er sem. 2007, no 124, p. 30-31, ill.

Note présentant les résultats de la même enquête pour la cuverie, sa charpente et ses quatre pressoirs.

  1. "Le voile se lève sur les origines du cellier",
    Tastevin en main, 1er sem. 2009, no 128, p. 18-21, ill.

Même démarche pour le cellier et sa charpente dont 10% des bois en réemploi ont été coupés entre 1167 et 1189. Photo du millésime 1698 gravé au charbon de bois sur l’une des poutres.

  1. "Enigmatique livre de comptes et mystérieuses augettes",
    Tastevin en main, 1er sem. 2008, no 126, p. 20-21, ill.

Les dalles de réemploi surmontant le parapet de l’auvent abritant l’entrée du dortoir consistent en une pierre marquée à la manière d’un tapis de jeu sur lequel on posait des pièces de monnaie, deniers formant sous puis livres, et deux augettes festonnées peut-être du XIIIe s. destinées à recevoir un liquide.

  1. *. "Les vestiges et l’église de l’abbaye de Colonges",
    Mélanges... Anselme Dimier, art. no 220, t. III, vol. 6, Pupillin, 1982, p. 455-477, ill.

Description illustrée des vestiges lapidaires conservés sur place parmi lesquels une statue de saint Bernard, mise en vente publique depuis et acquise par le Musée de Nuits-Saint-Georges. Dans le mur est de la grange occidentale sont visibles le portail d’entrée et cinq des fenêtres de la façade de l’église ; il faut y voir un remontage romantique, antérieur à 1858. L’emplacement de l’abbatiale disparue correspond en réalité à celui de la grange septentrionale. Son plan devait ressembler à celui de Corcelles : nef unique peut-être seulement charpentée, sans transept, avec petit chœur rectangulaire sous voûte en berceau.

  1. "Sondages dans l’église de l’Étoile (avril 1999), les enjeux scientifiques",
    Les Amis de l’Étoile, Bulletin de l’Association pour la sauvegarde de l’abbaye de l’Étoile, 1er sem. 1999, no 7, p. 15-26.

Manière d’étude préalable sur l’énigmatique vestige de cette abbatiale, réduite à une nef rectangulaire ceinte de murs et d’une façade principale, le tout contreforté et sous toiture de fortune. Le point sur les hésitations de l’historiographie et la certitude d’une large reprise fin XVe s. obligent à s’interroger sur ce qui subsiste effectivement de l’église originelle. Une question pendante : eut-elle ou non une nef unique ou, au contraire, un plan bernardin avec nefs latérales ?

  1. *. Abbaye de l’Étoile. Sondages avril-mai 1999. Rapport de synthèse,
    Archigny, été 1999, 157 p. ms. inédit, ill.

Le site à travers son environnement et ses réalités, le chantier pourquoi et comment. Les interrogations, telles qu’elles sont exposées dans l’article précédent (→ no 145). Les résultats scientifiques, rapportés dans le suivant (→ no 147). Annexes habituelles : inventaire des unités stratigraphiques, des sépultures, du mobilier, des carreaux. Journal de presse.

  1. *. "Bilan des premiers sondages à l’Étoile (avril-mai 1999)",
    Les Amis de l’Étoile, Bulletin de l’Association pour la sauvegarde de l’abbaye de l’Étoile, 2e sem. 1999, no 8, p. 7-15, ill.

Description des six sondages pratiqués sur 42 m² en tout. Le résultat le plus intéressant est la découverte de deux fondations parallèles au gouttereau méridional, indices de la possible existence d’une nef latérale. Les conséquences pour l’aménagement du site. La perspective d’une seconde campagne en 2000.

  1. *. "Abbatiale cistercienne de Fontmorigny, sondage du pignon extérieur du croisillon nord, relevé commenté (mai 1995)",
    En Berry, du Moyen-Age à la Renaissance. Pages d’histoire et d’histoire de l’art, Mélanges offerts à Jean-Yves Ribault. Cahiers d’histoire et d’archéologie du Berry, no spécial, Bourges, 1996, p. 317-325, ill.

Ouvert pour connaître l’état des soubassements de l’église, ce sondage a fourni plusieurs renseignements sur les états successifs de la porte des morts. Il a aussi montré la différence de profondeur des fondations, posées à l’est à -0,80 m sur un calcaire rocheux et ancrées à l’ouest à -2,10 m dans des colluvions indifférenciées ; de là sans doute l’inégale conservation de l’édifice au fil des siècles.

  1. *. "Premier bilan archéologique à l’abbaye de Fontmorigny (1996)",
    Actes du Congrès Anselme Dimier, Abbaye de Noirlac. Fouilles cisterciennes européennes, bilans nationaux, t. I, France, Pupillin, 2000, art. no 6, p. 93-122, ill.

Vue d’ensemble sur les informations archéologiques recueillies occasionnellement par Gauchery jusqu’en 1956 : carreaux, retables, pierres tombales, vestiges divers. Découvertes liées depuis 1988 à la réhabilitation en cours : sondages autour et dans l’église, travaux dans le réfectoire des convers, fouilles du cellier, relevé partiel du réseau hydraulique.

  1. *. "Abbatiale cistercienne de Fontmorigny, pavements des chapelles latérales, relevés commentés (1997)",
    Cahiers d’histoire et d’archéologie du Berry, mars 1998, no 133, p. 3-33, ill.

Le nettoyage des abords de l’église restaurée a suscité la mise au jour des murs et des sols des quatre chapelles latérales. Outre la confirmation du plan bernardin de cette abbatiale, ont été découvertes l’unité de construction de cette partie de l’édifice, la différence de niveaux entre les chapelles des deux croisillons et des informations sur leurs destinées dissemblables aux XVIIe-XVIIIe s. Des pavements ont été retrouvés sur près d’un tiers de leur superficie totale. Presque tous sont de type monocolore, assemblés en mosaïque pour former des motifs géométriques, rencontrés dans certaines autres abbayes cisterciennes françaises et anglaises. L’absence de carreaux gravés et de carreaux bicolores autorise de les dater du début du XIIIe s., en accord avec la consécration de l’église en 1225. Une restitution raisonnée a permis une proposition de visualisation d’une plus large surface.

  1. "Marquette, pourquoi ?",
    Autour de l’abbaye de Marquette, le patrimoine religieux en pays de Ferrain. Marquette-lez-Lille, 23-24 novembre 2002, 6e Forum culturel du Ferrain, [Lille, 2002], p. 8-11.

La prise de conscience de l’intérêt du site de l’abbaye a suscité la localisation de ce forum culturel à Marquette-lez-Lille. Etat de la question.

  1. *. Marquette-lez-Lille, à la redécouverte de l’abbaye de la comtesse Jeanne,
    Marquette-lez-Lille, 2002, 476 p., 150 ill.

Fondée vers 1228 au nord de Lille par la comtesse Jeanne de Flandre qui y fut inhumée, l’abbaye de Marquette était l’une des plus puissantes maisons féminines de l’ordre de Cîteaux. Construit en quelques décennies à l’âge d’or de l’architecture gothique, réédifié dans le style français au XVIIIe s., le monastère fut détruit à la Révolution et son enclos de 18 ha en bord de Deûle occupé par l’industrie lourde dès 1860. Aux antipodes des réalités cisterciennes ordinaires, son site actuel est ainsi l’un des plus étonnants qui soit. En 1963, une usine de production de toluène di-isocyanate fut installée à proximité des lieux réguliers enfouis. Sa fermeture annoncée a conduit la municipalité de Marquette-lez-Lille à s’interroger si ce sol meurtri recelait encore des vestiges archéologiques susceptibles d’être protégés en vue d’une mise en valeur, avec détermination d’un périmètre de sauvegarde. Cet ouvrage livre le fruit de l’étude préalable menée à sa demande. Il comporte trois parties.
La première publie la documentation glanée sur le bâti disparu. Après présentation des fonds interrogés, les sources écrites ont permis de reconstituer un cartulaire de 50 actes (1236-1793) et une dizaine de mémoriaux inédits ont fourni de riches informations entre fin XIIIe et fin XVIIIe. Les sources orales consistent en une centaine de témoignages antérieurs ou postérieurs à la Révolution sur les tombes, l’état des lieux et le terrain. Un catalogue offre une sélection de 50 illustrations des XVIIe-XXe s., tirées de plans anciens, des cadastres, de photothèques d’entreprises, de collections privées et de fonds publics. La deuxième démarche est une analyse systématique commentée des bâtiments, à travers quatre espaces concentriques : à l’extérieur de l’enclos puis, à l’intérieur, lieux de travail, de vie et de prière. Dans un troisième temps, une synthèse fait le point des connaissances, plans recomposés à l’appui, sur le monastère médiéval, ses transformations à la Renaissance, sa reconstruction classique et le bâti industriel qui lui succéda. La superposition de ces quatre époques débouche sur un bilan archéologique global avec propositions de sondages. Une zone de protection a été délimitée : sur environ 2 ha, s’y trouvent encore les substructions des deux tiers du cœur du monastère. La ville de Marquette l’a mise en réserve sur son plan d’occupation des sols. L’apport de cet ouvrage à l’historiographie cistercienne est double. Sa méthodologie originale (→ no 193) fournit d’utiles pistes de recherches pour d’autres sites et rend possible une large redécouverte inespérée d’une des abbayes les plus belles et les plus méconnues de France.

  1. "A la redécouverte du monastère de Marquette, une méthode originale ?",
    Revue Mabillon, 2009, t. XX (LXXXI), p. 5-31, ill.

Ou comment cette redécouverte résulte de l’association de deux séries de facteurs décisifs. La méthode prospective suivie relève certes d’une recherche ordinaire en trois phases, heuristique pointue, analyse critique et synthèse générale, mais poussées à l’extrême et jointes à des démarches moins orthodoxes : explorations insolites, rationalisation systématique et vision évolutive. L’appui total de la société Rhodia propriétaire des lieux, l’engagement sans faille de la municipalité de Marquette et la compétence reconnue des acteurs d’Archéopole, tous trois hors des lourdes pesanteurs administratives habituelles, ont par ailleurs joué un rôle déterminant dans cette aventure hors normes à bien des égards.

  1. "Etude préalable… à l’abbaye de Marquette",
    Dossiers d’archéologie, juil.-août 2010, no 340, p. 20-25, ill.

Présentation grand public de l’étude préalable analysée dans l’ouvrage ci-dessus (→ no 166).

  1. *. Marquette, abbaye cistercienne de Flandre,
    Moisenay, 2003, 32 p., ill.

Commentaire, → section VII.

  1. *. "Note sur la brasserie de l’abbaye cistercienne de Marquette (XVe-XXe s.)",
    Autrefois, [Revue du Cercle historique d’Aubers-en-Weppes], juin 2002, no 66, p. 3-16, ill.

Le point sur son histoire et son bâti à partir de la documentation retrouvée. Regeste des documents écrits et illustrés.

  1. *. "Eau et hydraulique à l’abbaye cistercienne de Marquette (XIIIe-XXe s.)",
    - Inquirens subtilia diversia, Dietrich Lohrmann zum 65. Geburtstag, Aachen, 2002, p. 425-444, ill.
    - Les chemins de l’eau, Les réseaux hydrauliques des abbayes cisterciennes du nord de la France et de la Wallonie, Amay, 2004, p. 87-92, ill.

Que sait-on de l’eau et de l’hydraulique sur le site de l’abbaye ? La dérivation de la Deûle au XIIIe s., l’eau dans le quotidien jusqu’au XVIIIe, les réaménagements tardifs jusqu’au XXe s. Regeste des documents écrits et illustrés.

  1. *. "Du nouveau autour de la sépulture de la comtesse Jeanne à l’abbaye de Marquette",
    Annales du Comité flamand de France, 2003, t. LXI, p. 33-63, ill.

Etude préalable sur la sépulture disparue de la célèbre comtesse, morte à l’abbaye en 1244 : son inhumation provisoire dans le cimetière, son mausolée définitif dans le chœur, attesté seulement à partir du début du XVIe s., mais vraisemblablement mis en place par les soins de sa sœur Marguerite vers 1270. Edition des sources écrites.

  1. *. "Le mausolée de la comtesse Jeanne à l’abbaye de Marquette, essai de restitution",
    Revue du Nord, 2006, t. LXXXVIII, p. 109-125, ill.

Les sondages conduits en 2003 sur l’emplacement présumé de la sépulture comtale ont mis au jour près de 300 fragments de pierre noire d’un mausolée que des bribes d’inscription autorisent sans conteste à attribuer à Jeanne de Flandre. Une restitution partielle a ainsi été rendue possible. Elle a révélé un monument fait d’un coffre-bahut à sept arcades latérales habitées de statuettes avec gisant au-dessus figurant la comtesse en habit de religieuse. Attribuable à l’école tournaisienne, l’ensemble est datable des années 1265-1280.

  1. *. "Le château de la comtesse Jeanne à l’abbaye de Marquette (XIIIe-XXe s.)",
    Bulletin de la Commission historique du Nord, 2001-2004, t. LII, p. 45-64, ill.

Ou tout ce que l’on sait sur ce château construit par et pour la célèbre comtesse qui y finit ses jours, château largement remanié au fil des siècles, rasé lors de la grande campagne de reconstruction classique des années 1775-80, conservé ensuite jusqu’en 1996 sous le nom de château Bernard. Regeste des documents écrits et illustrés.

  1. *. "Autour de la pierre tombale de Gille de Dadizeele, abbesse de Marquette (1480-1503)",
    Annales du Comité flamand de France, 2004, t. LXII, p. 11-25, ill.

Ou les circonstances peu banales de la re-découverte de cette lame funéraire précédemment mise au jour lors des travaux d’aménagement de l’usine Rhodia, reléguée dans un coin du site puis oubliée. Ses dimensions (208 x 104 x 20 cm), son poids (environ 1100 kg) et son style tardi-médiéval de transition en font l’un des intérêts du musée archéologique installé en rive droite de la Deûle dans l’ancienne église N.-D. de Lourdes.

  1. "Etudes d’histoire et d’archéologie cisterciennes. [III] Huit ans d’archéologie sur le site de l’abbaye de Marquette (Nord, 1998-2005)",
    Bulletin [du] Centre d’études médiévales [d]’Auxerre, 2006, t. X, p. 153-161, ill.

Résumé de huit années d’étude préalable et de sondages sur ce site cistercien hors canons habituels.

  1. "Trois sites cisterciens exemplaires : Marquette, une nouvelle image",
    Le patrimoine religieux en question à l’aube du XXIe siècle. Actes des Journées d’études de Saint-Christophe-en-Brionnais, (20-21 novembre 2010), Saint-Christophe-en-Brionnais, 2011, p. 59-63, ill.

Commentaire, → section II.

  1. *. "Morimond : une ou deux abbatiales ? Les fouilles d’Henry-Paul Eydoux : écrits publics et lettres privées (1953-1982)",
    L’abbaye cistercienne de Morimond, histoire et rayonnement. Actes du colloque, Langres, 5-6 septembre 2003, Langres, 2005, p. 115-156, ill.

Cette mise au point est directement tirée du dossier personnel d’Eydoux, remis par sa veuve avant d’être déposé aux Arch. dép. Haute-Marne sous la cote 1 J 742. Grâce à sa correspondance privée, on découvre les objectifs relevés, les moyens limités et les méthodes inappropriées des sondages conduits en deux brèves campagnes en 1954 et 1955. Pour en tirer enseignements, à la suite de consultations diversifiées débouchant sur plusieurs publications, Eydoux glissa progressivement vers l’existence d’une seule abbatiale édifiée à partir de 1160 et qui, avec son chœur rectangulaire, aurait servi de modèle à plusieurs églises cisterciennes germaniques. La découverte en 1957 d’un plan encore inconnu du monastère et les études plus pointues de plusieurs historiens d’art allemands notamment Grüger, l’obligèrent à accepter la remise en cause de son hypothèse. Abondante annexe éditant les pièces majeures du dossier et une bibliographie archéologique.

  1. *. -"La seconde abbatiale de Morimond à la lumière de Walkenried II, hypothèses et précisions nouvelles (1990-2003)",
    L’abbaye cistercienne de Morimond, histoire et rayonnement. Actes du colloque, Langres, 5-6 septembre 2003, Langres, 2005, p. 157-178, ill.
    - "Die zweite Abteikirche von Morimond im Licht vom Walkenried II, Hypothesen und neue Ergebnisse (1990-2003)",
    Schriftenreihe des Vereins für Heimatgeschichte Walkenried / Bad Sachsa und Umgebung e. V., Heft 27, Walkenried, 2009, 34 p., ill.

La publication en 1990 de la thèse de B. Nicolai sur la seconde abbatiale de Walkenried, maison petite-fille de Morimond, vint relancer l’enquête. A la suite d’objections supplémentaires aboutissant à des positions innovantes, des prospections élargies ont permis d’établir enfin une liste fiable des abbés de Morimond entre 1180 et 1220, avant tout l’abbatiat d’un Heidenreich jusque-là totalement ignoré, ancien abbé de Walkenried promu à la tête de sa maison-mère en 1204. Lequel, d’après des chroniques germaniques inconnues de l’historiographie française mais révélées par Grüger, aurait incité son successeur à construire une abbatiale « à l’image de celle [en cours d’édification à] de Morimond ». Les fouilles conduites à Walkenried ont pleinement confirmé l’existence de deux églises successives ; et les ruines conservées de la seconde peuvent donner un aperçu de ce que fut Morimond II qui lui a probablement servi de modèle.

  1. *. "Les sondages du réfectoire de l’abbaye de Reigny (1990)",
    Actes du Congrès Anselme Dimier, Abbaye de Noirlac. Fouilles cisterciennes européennes, bilans nationaux, t. I, France, Pupillin, 2000, art. no 9, p. 169-188, ill.

Bilan de sept sondages de 45 m² avant un possible dallage : preuve de l’occupation gallo-romaine du site, découverte d’une substruction peut-être attribuable au premier monastère, mise au jour d’une partie du réseau hydraulique et de diverses fondations. Large iconographie.

  1. *. "La disparition programmée (?) de vestiges cisterciens",
    Archeologia, mai 1999, no 356, p. 4-5, ill.

Située aux confins des duché et comté de Bourgogne, la grange de Montverrat, qui relevait de l’abbaye de Theuley, fut abandonnée sans doute lors des calamités du XIVe s., puis peu à peu fossilisée sous la végétation. Cette note s’insurge contre la destruction mercantile d’une partie de son enceinte jusque-là conservée.

Vougeot (clos de), → Cîteaux ci-dessus.